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Les trains communiquent entre eux, et le Path l'explique au public


, publié le 30 Juin 2017 | Lu 175 fois

On parle d’objets connectés en P2P dans le métro de New York !
La technologie est omniprésente dans nos vies quotidiennes. Et les objets connectés nous entourent. Pour autant, rares sont les usagers à en comprendre les enjeux. Certains pays, certaines cultures, se contentent de ne pas en parler, considérant sans doute que le peuple n’est pas suffisamment éduqué pour comprendre. Aux Etats-Unis, et principalement dans les grandes métropoles, on cherche au contraire à sensibiliser, à expliquer, à démocratiser.



De passage à New York, j’ai plusieurs fois emprunté le Path, le métro qui relie le New Jersey à Manhattan; un métro en pleine rénovation. Sans doute a-t-il beaucoup souffert de l’ouragan Sandy, mais il devait dans tous les cas être modernisé.
Dans les voitures du métro, plusieurs auto-publicités sont affichées pour expliquer les améliorations en cours. Il y est beaucoup question de technologie, en particulier d’internet des objets, sans que le terme ne soit cité. C’est le programme Path Forward.

Une première affiche parle de PTC, Positive Train Control, une norme mise en place aux Etats-Unis, et au Canada, pour localiser en permanence l’ensemble des éléments circulant sur les réseaux ferrés. Sans tenter d’expliquer le fonctionnement, complexe, de PTC, on essaye tout de même d’en souligner les bénéfices en matière de sécurité pour les usagers.

Plus intéressant encore, une seconde affiche (voir l’image ci-dessus) parle des réseaux d’objets communicants en P2P (Peer to Peer). Habituellement, les éléments circulant sur un réseau communiquent avec un centre de contrôle, qui seul dispose d’une vision globale de l’ensemble des éléments. Ainsi, deux trains peuvent se croiser, sans « savoir » qu’ils se croisent. Dans le domaine aéronautique, les avions disposent déjà de fonctions autonomes, leur permettant de prendre des décisions même s’ils sont coupés du centre de contrôle. Dans le domaine ferroviaire c’est encore rare.

Les infrastructures d’objets connectés sont le plus souvent pyramidales. C’est plus simple à mettre en oeuvre, et moins coûteux. Mais moins performant, et plus sensible à un incident affectant l’ensemble du réseau. L’autre modèle est donc le Peer to Peer, c’est à dire que chaque objet est capable de communiquer avec les autres objets de son environnement, de collecter et d’envoyer de l’information, en respectant un protocole précis de sécurité; mais aussi de prendre des décisions localement, en fonction des informations reçues des autres « objets communicants ».

C’est ce fonctionnement en P2P que le Path explique aux usagers de manière très pédagogique, en indiquant qu’ainsi, un train pourra communiquer avec un autre train. C’est complètement logique dans le domaine des voitures autonomes; on n’imagine pas la voiture communiquer avec un centre de contrôle avant de décider de freiner. Mais c’est aussi le cas pour des robots de nettoyage par exemple. Mettez deux robots aspirateurs dans la même pièce, ils aspireront tout, deux fois. Ils sont en effet incapables de savoir que l’autre existe, et de communiquer sur les parties déjà aspirées.

Le P2P est donc bien l’avenir des objets communicants et des robots; Encore faut-il oser, et savoir, l’expliquer au public. Félicitations au Path, qui y parvient intelligemment.